affaire sensible: cadre licencié pour s'être opposé à des opérations délictueuses
23 novembre 2001
Justice : Du nouveau dans « l’affaire des fausses factures de l’OCERA »
« Les 700 KF étaient la partie visible de l’iceberg »
Depuis deux ans, l’ex-comptable de l’OCERA se bat contre son ex-employeur.
Il dénonce une affaire de « fausses factures ».
Il y a tout juste trois ans, Philippe Jolly, chef des services comptables du CFGA a perdu son travail. Il a été mis en examen après une plainte du Président du CFGA (centre agréé de fiscalité et de gestion agricole).
Philippe Jolly avait constaté des anomalies de gestion dans la comptabilité des centreset annoncé l’établissement d’une fausse facture de 700 000F qu’aurait établie en 1996 l’OCERA à destination du CFGA. Trois ans plus tard, c’est-à-dire aujourd’hui, après deux longues années d’instruction et deux récentes confrontations (à son initiative), Philippe Jolly affirme une chose : « Ces 700 000F n’étaient que la partie apparente de l’iceberg »
Une nouvelle plainte ?
Il y a trois ans, les soupçons de Philippe Jolly se sont portés sur cette facture, car il assure « qu’elle portait sur des prestations purement fictives ».
Pour bien le comprendre, il faut remonter au mois de novembre 2000 (voir ci-dessous).
Aujourd’hui, l’instruction est en cours, et deux confrontations ont été organisées. Philippe Jolly assure que « cette enquête a permis d’avoir accès à la facture elle-même » . Il insiste « cette facture fait partie d’une facture totale de 6 millions de francs ». Après trois ans de mise à l’écart, Philippe Jolly ne se sent pas abattu. Il se souvient de moments de faiblesse : « J’ai été abattu à certains moments. Mais jamais découragé. » L’ex-chef comptable est sûr de ce qu’il avance : « Je ne suis pas seulement un comptable, j’ai une formation d’économie politique. Je suis connaisseur de tous ces systèmes. »
Après la deuxième confrontation, Philippe Jolly va déposer une nouvelle plainte pour mettre à jour « la partie cachée qu’il a découverte, et qui porte le montant de la fraude à plus de 2 millions de francs. »
Chantal de La Bretesche