Robin des Bois volait pour distribuer aux pauvres, la fin justifiait les moyens...
OCERA était plus que pauvre, déficitaire; CFGA était riche, gagnait de l'argent sur les comptabilités grâce notamment à la productivité de ses comptables et aux outils informatiques en amélioration constante. Plutôt que de remettre en cause les déficits dus aux services gestion et juridique d'OCERA, il était plus facile de ponctionner CFGA et même de culpabiliser les comptables en leur reprochant de ne pas assez prescrire de conseils juridiques et de gestion! Personne n'en mettait dans ses poches, à ma connaissance, sauf le rédacteur de la facture qui "prenait des risques" et bénéficiait d'un salaire tenant compte de ces risques pris pour la bonne cause; les chefs des services déficitaires et le directeur pouvaient continuer à vaquer à leurs petites occupations...
Les adhérents du CFGA payaient 28 millions de francs de cotisations au lieu de 25... Que les 3 millions de fausse facture aillent dans la poche de certains ou pas, de toute manière ils sortaient de la poche des adhérents, ceci est indéniable. Le fait que le voleur mette le produit du vol dans sa poche ou dans un tronc à l'église ne change rien au préjudice du volé; il s'agit seulement d'une circonstance aggravante.
Le financement illicite des partis politiques procédait de ce raisonnement fallacieux , les hommes politiques poussant leur dévouement jusqu'à la délinquance pour la bonne cause de leur parti...qui, avec l'argent de la corruption et autres joyeusetés, finançait leurs campagnes personnelles pour obtenir de juteux mandats... Les partis et certains syndicats ne sont en définitive que des lessiveuses collectives...
Philippe Jolly