affaire sensible: cadre licencié pour s'être opposé à des opérations délictueuses
8 mars 2001
Il ne fait pas bon être tête de liste de la gauche plurielle à la Chapelle Saint Luc en ce moment. Même si ce n’est pas le genre du bonhomme, Pierre Pitois doit actuellement regretter d’avoir aidé un ami. Si les faits sont établis et aussi louable que le geste puisse paraître, l’édile chapelain encourt une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 500 000 francs d’amende. Reconnaissez que pour huit factures d’un montant total de 250 000francs, c’est assez cher payé. Mais Pierre Pitois n’avait pas compté sur « la presse qui dérange » , cette presse qui période électorale ou pas, est capable de faire abstraction de tout sentimentalisme politique pour lever le voile. Sans états d’âme, le code déontologique sous le bras et le sentiment du devoir accompli, dans les règles del’art.
Heureusement pour « la presse qui dérange », l’édile visé n’appartient pas à sa famille politique. Dans un département de l’Aube où la gauche est réduite à portion congrue, force est deconstater que pierre pitois n’apas eu de chance. La probabilité « d’attraper » un maire de gauche, même si elle n’est pas aussi petite que celle de se faire mordre par la chauve-souris de Bigard, aurait pu conduire Pierre Pitois à parier que « la presse qui dérange » trouve sa proie dans la majorité de droite. Perdu.
Une affaire qui doit sonner comme un avertissement à tous les élus aubois et surtout à ceux de la droite majoritaire. Attention au flair, à la pugnacité et à l’impartialité réputés de « la presse qui dérange » . Gageons qu’elle n’hésitera pas à brandir le carton rouge au tricheur de droite comme elle le brandit aussi dignement au présumé tricheur de gauche, portant si haut les couleurs de la presse libre. Nous en sommes convaincus et plaignons les tricheurs de tous bords ! Car lorsque l’on pense à la rigueur et au professionnalisme dont « la presse qui dérange » fait preuve pour dénoncer les supposés actes malveillants du maire chapelain et les 250 000 francs qu’ils concernent, on peut craindre sa foudre lorsqu’elle aura décidé de dénoncer l’émission d’une fausse facture de 700 000 francs dont sont soupçonnés deux organismes agricoles aubois.
Fausse facture que la Une de Troyes a évoquée dans ses colonnes il y a plusieurs semaines. Fausse facture que « la presse qui dérange » n’a toujours pas traitée dans les siennes alors qu’elle était pourtant la première à en connaître l’existance. Mais personne n’est parfait…