Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

affaire sensible: cadre licencié pour s'être opposé à des opérations délictueuses

Publicité

Trois appels jugés lundi à Reims

LIBERATION- CHAMPAGNE 

samedi 22 février  2003

  

FACTURES FICTIVES DANS UN ORGANISME AGRICOLE ?

  

Trois appels jugés lundi à Reims
Philippe Jolly révèle qu’il a refusé une négociation pour retirer ses plaintes

Lundi prochain, à Reims, la justice examinera trois appels d’Aubois. Deux en provenance de Philippe Jolly, le troisième venant de Gérard Moule, président de l’OCERA et du CFGA. Il s’agit là de deux organismes agricoles ayant leurs bureaux dans la Maison de l’Agriculture rue Jeanned’Arc à Troyes.

Ancien comptable de la Maison de l’Agriculture, Philippe Jolly assure que tout n’a pas toujours été régulier entre ces deux organismes. Pour avoir refusé de cautionner ce qu’il considère comme " des fausses factures "»il affirme avoir perdu son travail. Depuis il se bat pour obtenir justice.

Pour cela, Philippe Jolly s’est lancé depuis cinq ans dans une très longue procédure.

Sa ténacité commence, semble-t-il, à embarrasser sérieusement le monde agricole. Celui-ci n’a pas l’habitude de voir ses problèmes mis sur la place publique.

Signe d’une certaine fébrilité de sa part, Philippe Jolly révèle qu’il a refusé " d’envisager une quelconque négociation " avec les dirigeants du Centre de fiscalité et de gestion agricole (CFGA). " Ils proposent aujourd’hui de s’asseoir autour d’une table. Je ne peux pas accepter car ce serait leur donner raison. Je suis toujours déterminé à ce que justice me soit rendue. Je vous demande en conséquence de ne pas leur répondre " a-t-il écrit à son avocat en novembre dernier.

Suite à des non-lieux

Pourtant, si Philippe Jolly avait marqué un point en septembre dernier, Gérard Moule en avait fait aussi de même en octobre.

En août le juge d’instruction avait blanchi Philippe Jolly des accusations de vol de documents et de chantage ainsi que Gérard Moule des griefs de " dénonciation calomnieuse " (Libé du 14 septembre 2002). Cette décision s’est avérée très importante pour Philippe Jolly car elle lui permet de conserver  ce qu’il estime être " ses preuves ".

Mais le mois suivant, le juge d’instruction prononçait deux autres non-lieux. Cette fois en faveur de M. Moule. Dans ses attendus, le juge constate que les investigations et les auditions ne font pas apparaître " l’existence de faits délictueux ". Il a prononcé par conséquent une ordonnance de non-lieu, laquelle concerne en premier lieu le président de l’OCERA et du CFGA.

Philippe Jolly a fait appel de ces deux non-lieux. C’est ce qui sera jugé lundi à Reims. L’ancien comptable affirme qu’il n’a jamais exercé de chantage lors de l’audience des prud’hommes, lorsque son cas a été abordé. " Je dispose d’un témoignage en ma faveur alors que l’accusateur ne peut en présenter aucun. " s’étonne-t-il. "La charge de la preuve incombe de plus à l’accusation et non à la défense " rappelle-t-il.

Pour sa part M. Moule a fait appel du non-lieu sur le vol de documents et sur le chantage. Ce qui sera examiné aussi lundi.

Les conséquences des décisions de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Reims seront peut-être beaucoup plus importantes qu’on ne le pense. Car, outre ses effets sur cette affaire en cours depuis cinq ans, elles pourraient avoir une incidence sur le renouvellement d’agrément du CFGA lequel vient à échéance cette année.  

Jorge D’HULST

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article